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16 oct. 2013
JAMES BLAKE
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TELEMAN
Thomas Sanders pourrait être qualifié de chanteur-guitariste de Teleman, mais sur leur incroyable troisième album, Family of Aliens, les rôles ne sont plus si bien définis. C’est un disque fluide fait de formidables chansons pop, parfois effervescentes, parfois prémonitoires, d’autres fois mélancoliques, toutes unies par la mélodie, toujours la mélodie. « Je m’éloigne progressivement de la guitare », dit Sanders. « C’est assez restrictif. J’écris principalement au piano maintenant, et je m’intéresse beaucoup aux sons et aux textures électroniques. C’est bien d’avoir ces textures différentes. »

Le groupe Teleman existe depuis 2012 mais son histoire a débuté bien avant. Thomas Sanders et son frère Jonny (claviers) connaissent le bassiste Peter Cattermoul depuis plus de vingt ans. Pendant huit ans les trois compères forment le noyau du groupe pop indé Pete and the Pirates, avant de fonder Teleman avec Amamiya. Teleman trouvent toujours quelque chose de nouveau à dire dans leur musique : Family of Aliens puise dans les albums précédents, Breakfast et Brilliant Sanity, et s’en sert pour évoluer. Sur ce nouvel album, Sanders a davantage lâché prise. « Pour certains titres, Pete a pris les démos que j’avais faites et les a totalement retravaillées. Ensuite on a construit les chansons autour en studio. C’est bien de laisser quelqu’un d’autre tordre, modifier la musique, pour voir si elle devient plus intéressante. On se sent assez seul quand on écrit dans son coin, mais j’en ai besoin aussi ; on se laisse complètement absorber, ça peut devenir obsédant, c’est une sorte de thérapie en fait. Mais c’est probablement plus sain de collaborer davantage, et c’est vers ça qu’on a l’air de se diriger. »

Un petit miracle dans l’enregistrement de cet album a été de parvenir à le faire dans un studio qui, par la faute même du groupe, n’était pas si performant. « Le truc avec le studio d’Oli, c’est qu’il est super pour y faire des fêtes. C’est sympa, confortable, il y a des néons, des instruments cool un peu partout, et un énorme sound system. Alors on y a organisé pas mal de grosses soirées. Et au cours de l’une de ces soirées, il devait y avoir une trentaine de personnes dans la salle de contrôle, de la bière a été renversée sur la table de mixage. Alors on a dû enregistrer le reste de l’album avec seulement la moitié des canaux opérationnels, et on a quand même réussi à terminer. » Cette anecdote illustre bien la création de Family of Aliens. Comment tourner des circonstances compliquées à son avantage. Comment rendre beaux les effets du vice. Comment changer sa façon de travailler, et obtenir un résultat encore meilleur qu’auparavant.