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16 oct. 2013
JAMES BLAKE
La sirène/La roch..
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J. BERNARDT
J. Bernardt est le nom de plume de Jinte Deprez, chanteur-compositeur et multi-instrumentalistes dont la carrière a, jusqu’à présent, été largement centrée sur le groupe belge que l’on ne présente plus, Balthazar. Bien souvent lorsqu’un artiste s’échappe en solo, il a tendance à tomber dans une routine en ce qui concerne l’écriture – une habitude dont Deprez ne nie pas avoir eu à se défaire. « J’ai beaucoup d’automatismes quand je compose, si bien qu’au départ je continuais à produire en solo une musique très proche de celle de Balthazar » explique-t-il. Mais après avoir un peu expérimenté avec un Korg PolySix, le projet a commencé à prendre forme, sortant de sa zone de confort. « En travaillant seul, j’ai appris qu’il était plus facile de composer de la musique que de véritablement terminer un morceau », dit-il en rigolant. «  Et c’est sans doute la partie la plus intéressante de l’expérience – et celle dont j’avais le plus besoin – car lorsque vous vous engagez sur cette route, vous vous découvrez vous-même ».

Sur ce chemin de l’auto-découverte, Deprez a commencé à explorer de nombreux genres musicaux qui l’ont toujours passionné, mais qu’il n’avait pas pu exprimer au sein de Balthazar. « J’aime toujours autant ce son inspiré des 60s que nous avons créé avec le groupe – mais pour ce projet, j’ai commencé à réfléchir à ce que j’aurais joué dans une grosse soirée ». C’est peut-être la raison pour laquelle Running Days déborde de références R&N, soul et hip hop ; qu’il fait echo au son 90’s de l’époque D’Angelo et à la voix d’How To Dress Well, sur des beats inspirés de Child of Love et d’une mélodie simple comme celles de Gorillaz. Que cela soit dans les refrains ensoleilles de ‘The Direction’, des cuivres jazzy et mélodieux de ‘Wicked Streets’ et ‘Motel’ ou les délicieuses lenteurs de ‘Calm Down’, coupées de synthés et de pause.

Peut-être que la facette la plus surprenante de Running Days est sa production, quelque chose qui dissimule un côté esthétique derrière l’enregistrement. «Je voulais vraiment que cela soit un album fait maison » explique Deprez, qui a enregistré la majeure partie du LP dans sa maison de Gant. L’idée découlait autant de la pratique que de la volonté de s’éloigner de la vie habituelle qu’est celle d’un groupe. « Alors que la carrière de Balthazar s’envolait, les tournées se sont allongées, les équipes et l’implication du label se sont développées. J’ai vraiment ressenti le besoin de m’eloigner un peu de tout ça, de trouver quelque chose de nouveau et plus simple, direct ». Mais détacher complètement l’expérience personnelle était un concept étranger à Deprez, particulièrement en s’échappant d’un groupe aussi reconnu, «  Quand tu écris un album avec un groupe, c’est difficile de parler de sujets personnels car tu ne l’exprimes pas seul, tu l’exprimes à travers 4 autres personnes ».

Deprez décrit avec humour cette nouvelle émotion à fleur de peau comme du « Disco qui pleure ». J'aime ce terme, car même si la musique est up-tempo, elle est accompagnée d’une certaine tristesse dans les paroles. J’aime cet équilibre, car je n’ai pas envie d’être trop mélodramatique, mais je n’ai pas envie d’être le mec trop heureux non plus. Je pense que j’aimerais bien être une sorte de crooner-prêcheur » dit-il en rigolant. ‘The Other Man’, dont le titre est ironique, illustre parfaitement cette idée : « c’est un monologue intérieur. Ce n’est pas à propos de l’amour, ou des autres, c’est à propos de moi. C’est à propos de l’introspection, du doute, de la fin de ma vingtaine, de passer le cap des 30 ans et…WTF ? ».

Pour un album qui est tant impregné des themes de l’amour et de la perte, Running Days reste incroyablement chaleureux, évitant les clichés et mélant parfairement son amour des puissantes mélodies, des paroles sincères et des belles voix. Il marque le début d’une nouvelle et magnifique ère dans le travail de Deprez – celui des rythmes envoutant et des révélations personnelles. Il laisse l’auditeur sur une interrogation : la question n’est pas de savoir ce qu’il fuit, mais plutôt quel est l’étincelant chapitre vers lequel il se dirige.

 
FrantFrain #J_Bernardt - #Running_Days (2017) Альбом, который трудно отнести к конкретному жанру, потому что здесь очень много… https://t.co/B9ImlZ9BR9
17 juin-11:37